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PARIS ET ILE DE FRANCE: UN
MARCHE STABILISE
Dans la capitale comme en proche et moyenne périphérie, le marché
arrive à maturité. Ce qui se concrétise par une activité
plus régulière et des prix sans débordement.
Des raisons suffisantes pour se décider avant la rentrée.
Le marché parisien constitue une enclave particulière dans l'Hexagone.
Son importance, sa locomotive que constitue la capitale, ses investisseurs français
et étrangers...en font un marché à part. Mais il donne
le pouls de tout le marché national, même si les répercussions
à la hausse ou à la baisse se font sentir plus tardivement en
grande couronne et encore plus tardivement dans les grandes métropoles.
C'est dire s'il fait figure de baromètre. Et qu'il soit passé
au crible par divers organismes tels le CAPEM (centre d'analyses et de prévisions
immobilières), l'ADIL(association départementale d'information
sur le logement), le Crédit Foncier, par le biais de son service expertise
et l'IEIF, l'institut d'épargne immobilière et foncière.
Toutes ces instances font chaque année ou plusieurs fois par an l'analyse
du marché parisien avec ses rythmes de ventes, ses mises en commercialisation,
ses niveaux de prix...Des repères-clés pour savoir comment va
évoluer le marché. Entre également en ligne de compte le
comportement des taux: à long terme pour les taux fixes, à court
et moyen terme pour les taux révisables. Un point très important
dans la mesure où il joue sur la solvabilité des acquéreurs:
un taux qui baisse d'un point, permet, sur 15 ans, de s'endetter davantage.
PARIS: TONICITE DES VENTES, TASSEMENT DE LA HAUSSE DES PRIX
1 999 avait été une année record dans les ventes et dans
les prix. Dans le neuf, la fin programmée de l'amortissement Périssol
avait dopé les ventes du premier semestre; dans l'ancien, la baisse des
droits de mutation associée à celle de la TVA sur certains travaux,
avait fait décoller les transactions. L'année 2 000 a continué
sur la même lancée avec un regain des acheteurs de résidence
principale. Les investisseurs, ayant "fait le plein" avec le Périssol
et ne maniant pas encore convenablement le dispositif Besson ont fait une pause.
Le premier semestre 2 001 fait preuve d'une bonne vivacité: les aléas
de la Bourse et la baisse des taux ne sont pas étrangers à ce
phénomène: les uns profitent des plus-values engrangées
à temps pour les placer dans la pierre, et les autres des meilleures
conditions financières pour augmenter leur capacité d'emprunt.
Seul bémol: un foncier qui se raréfie et qui, sur les meilleurs
emplacements de la capitale, provoque des hausses parfois inconsidérées.
Néanmoins, le marché parisien ne se réduit pas à
quelques produits du XVIè ou des V;VI et VIIè arrondissements
qui, entre 50 000 et 70 000 francs le mètre carré, trouvent preneur
en quelques jours. Certes, ils font souvent la "Une" des journaux.
Mais l'essentiel du marché se fait dans les autres arrondissements.
C'est dans l'Est de la capitale que la promotion s'avère la plus active
et que les prix sont les plus abordables. Dans le XXè, une bonne quinzaine
de programmes sont en cours de réalisation et disséminés
un peu partout. L'arrondissement poursuit sa mutation et compte de nombreux
secteurs agréables à vivre comme la colline de Ménilmontant,
les environs du Père Lachaise, le village de Belleville, les abords de
la place Gambetta. Parmi les résidences en construction, citons entre
le Père Lachaise et Ménilmontant, la résidence "Aramis"(Ad
Valorem) où des deux pièces de 50 mètres carrés
se vendent à 890 000 francs, "les jardins de Ménilmontant"(UPI)
où les studios flirtent avec les 600 000 francs et les quatre pièces
de
77 mètres carrés démarrent à 1 680 000 francs. Près
des métros Jourdain, Télégraphe, Saint-Fargeau, "Belleville
Résidence"(Capri) propose 46 appartements, de 582 000 francs pour
un studio à 2 835 000 francs pour un cinq pièces de 114 mètres
carrés; "le Clos des Saisons"
(Thésis) avec 23 appartements entre 625 000 et 2 100 000 francs.
Dans le XIXè, Soferim signe deux programmes: "Allégoria"
entre le parc de la Villette et le canal de l'Ourcq à partir de 16 500
francs le mètre carré et les "allées Symphonies",quai
de la Garonne avec des deux pièces à partir de 738 000 francs
jusqu'au cinq pièces de 116 mètres carrés à 3 305
000 francs. A noter aussi, proche des Buttes-Chaumont, une réalisation
LW
avec des studios à 810 000 francs et des quatre pièces de 79 mètres
carrés à 1 680 000 francs.
Toujours dans l'Est, les XI et XIIè très recherchés par
les parisiens de plusieurs souches, le neuf est alimenté avec parcimonie,
mais avec des prix plus conséquent. Entre la Bastille et la Nation, quelques
programmes comme "Bastille"(Hardoué), rue Amelot avec des deux
pièces démarrant à 800 000 francs et des quatre pièces
à 1 900 000 francs. Mais aussi"le Carré des Arts", commercialisé
par Gefic, au prix moyen de 27 000 francs le mètre carré ou encore
rue de Charonne , proche du métro Voltaire, des trois pièces entre
1 200 000 et 1 300 000 francs.
Dans le XIIè, très peu de construction après des années
fertiles. A noter, parmi quatre programmes en cours les "Terrasses Daumesnil"(Capri),
rue du Charolais, proche de la coulée verte et du viaduc des Arts, des
appartements de deux au cinq pièces vendus au prix moyen, parking inclus,
de 29 000 francs le mètre carré.
Dans le Sud de la capitale, les XIII et XIVè s'assagissent dans l'activité
mais pas dans les prix. Rue du Château des Rentiers(XIIIè), un
programme alliant appartements et maisons, réalisé par First Avenue
propose des trois pièces entre 1 795 000 et 1 945 000 francs, des cinq
pièces au-delà de 3 millions de francs et des maisons de ville
sur voie privée où les cinq pièces démarrent à
3 200 000 et les sept pièces à 5 550 000 millions de francs. Dans
le XIVè, peu de réalisation, les programmes de la zac Montsouris
ayant été totalement vendu.
Le XVè est alimenté par une dizaine de programmes comprenant de
grandes surfaces qui se négocient entre 29 000 et 32 000 francs le mètre
carré. Rue Lecourbe, en lisière du VIIè,
Gefic commercialise le "Clarence" avec des quatre pièces à
partir de trois millions de francs et des quatre pièces entre 4 170 000
et 5 450 000 francs.; rue Ginoux, Coprim lance la "villa Saint-Charles"
avec des quatre pièces autour de 3 millions de francs et des quatre pièces
dépassant légèrement les 4 millions de francs. C'est dans
le XVIè que se trouvent les programmes les plus chers: au "Kennedy"(Meunier),
le prix moyen est de 66 000 francs le mètre carré. Rue d'Auteuil,
la "villa Auteuil"(Financière Rive Gauche" propose des
quatre pièces à partir de 3 851 000 francs et des six pièces
à partir de 6 274 000 francs. Dans le XVII è, hormis les"Hotels
de Monceau"(Cogedim) qui avoisinent les mêmes valeurs, le nouveau
quartier des hauts du boulevard Malesherbes affiche des prix plus raisonnables,
entre
28 000 et 32 000 francs le mètre carré.
PETITE COURONNE: FORTE ACTIVITE ET PRIX DIVERS
La petite couronne, composée des Hauts de Seine, de la Seine Saint-Denis
et du Val de Marne, se caractérise par un marché animé
dans la plupart des communes. En revanche, selon leur notoriété,
les prix demeurent très variés.
Hauts de Seine: des valeurs sûres
Selon la toute dernière enquête de l'ADIL, les ventes sont en
légère progression
dans ce département, portées principalement par six communes qui
enregistrent 670 ventes à elles seules. Un bon résultat qui s'accompagne
de nouveaux programmes mis en vente(près de 1 800 logements en un an)
etqui démontre que le marché des hauts de Seine reste le principal
acteur du marché du neuf en Ile-de-France. Certes, les prix ont augmenté
de 6%, mais reste toutefois inférieurs à ceux de Paris de l'ordre
de 10 000 francs en moins par mètre carré.
Parmi les communes les plus bâtisseuses, Courbevoie n'en finit pas de
s'étendre: une vingtaine de programmes en cours notamment dans le nouveau
quartier du Fauboug de l'Arche avec des résidences signées Groupe
Gambetta, FBI,Capri, Coprim... dans une gamme de prix comprise entre 15 500
et 21 000 francs le mètre carré. Dans le coeur de la ville se
développe également quelques réalisations comme la "villa
Farnèse"(Ogic) où les deux pièces se vendent entre
970 000 et 1 130 000 francs et les cinq pièces à partir de 2 millions
de francs, le "Lys Bagatelle"
(Sefricime) où les trois pièces évoluent entre 1 440 000
et 2 100 000 francs et les cin pièces dépassent les 2 500 000
francs. Puteaux n'est pas en reste: en plein centre ville, trois promoteurs,
Capri, Cogedim et Elige donnent le coup d'envoi d'une opération d'envergure,
"le Quartier Haussmannien": 204 appartements et 8 maisons à
proximité immédiate de l'hôtel de ville autour d'un mail
arboré. Les appartements se vendent au prix moyen de 21 500 francs le
mètre carré et les maisons à partir de 24 000 francs le
mètre carré.. Plus éloignées de la Défense
mais bénéficiant d'une forte clientèle d'acquéreurs
et d'investisseurs, les villes de Clichy et d'Asnières s'avèrent
dynamiques. Clichy affiche des prix oscillant de 16 000
à 19 000 francs le mètre carré. Asnières se montre
encore plus productive avec une bonne dizaine de programmes en cours dans une
gamme de prix variant entre 16 500
et 19 500 francs comme le "square des Philosophes"(Meunier), "le
Clos des Lumières"
(Capri), "les jardins d'Harmonie"(Marignan), "les terrasses Guynemer"(Arc).
Au sud du département, deux villes dominent: Issy-les-Moulineaux et Boulogne.
Issy fait toujours preuve d'un étonnant dynamisme tout en maîtrisant
ses prix. Certains promoteurs comme Ogic au"Victor Hugo Plazza" ou
Meunier au "Raphaël" construisent des immeubles voués
à l'investissement Besson. Boulogne marque une accalmie après
des années de construction agitées. A noter, rue Pierre Grenier,
à proximlité du métro Marcel Sembat, le résidence
"Cap Ouest" où les deux pièces se vendent 880 000 francs
et les trois pièces entre
1 300 000 et 1 400 000 francs. Mais au sud, c'est Montrouge qui bat les records
avec près de vingt programmes en cours et à des prix divers entre
20 000 et 24 000 francs le mètre carré. A voir une réalisation
originale, proche de la mairie, avec des grands plateaux réhabilités
et modulables à la carte avec des trois pièces entre 900 000 francs
et 1 600 000 francs et des quatre pièces entre 1 520 000 et 2 440 000
francs.
Enfin, de nombreuses autres communes comme Antony, le Plessis-Robinson, Chatenay-Malabry,
Chatillon...méritent l'attention en cumulant de nombreux atouts: verdoyantes,
bien desservies par les transports et affichant des prix attractifs comme la
"villa Clarissa"(Franco Suisse) à Antony où les quatre
pièces sont à vendre
1 600 000 francs ou la "villa du Parc"(Promogim) à Chatenay
où les trois pièces évoluent entre 950 000 et 1 000 000
francs.
Seine Saint-Denis: le renouveau
Le département commence à redorer son image de marque. En l'an
2 000, près de 2 000 ventes ont été effectuées.
Et le premier trimestre 2 001 annonce un bon crû, 700 ventes ayant déjà
été enregistrées dans le neuf. Il faut dire que les prix
sont les plus attractifs de la petite couronne, tournant autour de 13 500 francs,
soit une différence de 17 400 francs le mètre carré par
rapport à paris intramuros. Le niveau de l'offre est important, environ
1 800 logements. Plusieurs communes, aux portes de Paris, sortent leur épingle
du jeu.
Aux Lilas, par exemple, où règne encore l'esprit village, plusieurs
opérations en cours dont le "Mail des Lilas"(Meunier)entre
18 000 et 19 000 francs le mètre carré et huit maisons de ville"le
Clos des Lilas" vendues autour de 16 500 francs le mètre carré.
Au Pré Saint-Gervais, ce même promoteur commercialise une petite
résidence, la "villa Gutemberg" où les trois pièces
de 66 mètres carrés atteignent 1 100 000 francs et les quatre
pièces 1 1450 000 francs.
Montreuil, la commune qui monte sous l'effet de la mode des ateliers recherchés
par une clientèle "branchée"en profite pour lancer quelques
programmes comme "les Florianes du Verger"(Capri) à 14 000
francs le mètre carré. Et près du parc des Beaumonts, SFT
propose 29 maisons de ville démarrant à 1 050 000 francs pour
71 mètres carrés. Aubervilliers
renoue avec la promotion par le biais de petites opérations à
prix très attractifs, entre
10 500 et 13 500 francs le mètre carré: à prospecter la
"villa Aragon"(groupe Arc) où le "parc des Berges",(Promogim).
Plus éloignées de Paris, les communes de Bondy, de Pavillons sous-Bois,
de Livry-Gargan ou de Pierrefitte sur Seine offrent leurs lots d'appartements
à des prix ne dépassant guère
12 000 francs le mètre carré. Rosny-sous-Bois continue sa percée
immobilière avec six programmes en cours dont l'un en lisière
du golf et réalisé par Capri autour de 12 000 francs le mètre
carré et un autre réservé à des maisons de ville,
"les jardins de Rosny"
(Altaréa). Le Raincy et Sevran font partie des communes résidentielles
du département, convoitées à la fois par les acquéreurs
mais aussi par des locataires travaillant à Roissy.
Saint-Denis, la préfecture, décolle difficilement malgré
des constructions de qualité et des prix très abordables, entre
12 000 et 15 000 francs le mètre carré. Enfin, Noisy-le-Grand
qui fait partie de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée mais qui administrativement
se trouve en Seine Saint-Denis poursuit inlassablement son développement:
une bonne demi-douzaine de programmes en cours entre 11 000 et 13 000 francs
le mètre carré.
Val de Marne: prime à la verdure
Le département profite d'un nouveau rebond du marché en ce début
d'année. La verdure du Bois de Vincennes et les bords de Marne font toujours
recette même si les prix restent fermes avec, parfois, une orientation
à la hausse.
Vincennes, faute de foncier, construit peu. Aussi faut-il en profiter pour saisir
les quelques opportunités qui se présentent telles "le Monteverdi"(Provini),
avenue Paul Déroulède où une cinquantaine d'appartements
sont en vente entre 592 000 francs pour un studio et
3 480 000 francs pour un cinq pièces de 121 mètres carrés;
ou "la villa Saint-Louis"(Elige)
rue de Fontenay, en plein coeur de la ville, avec des deux pièces à
1 249 000 francs et quelques quatre pièces de 99 mètres carrés
à 2 625 000 francs. Moins cotée que Vincennes, la commune de Fontenay
mérite le détour pour son environnement et ses prix imbattables,
de
14 000 à 17 000 francs le mètre carré.
De l'autre coté du Bois, Charenton semble marquer le pas. Seuls deux
programmes réalisés par Provini, "le Canova" et le "Palladio"
se négocient entre 17 000 et 22 000 francs. A Saint-Maurice, quelques
opérations 24 000 et 27 000 francs le mètre carré. Saint-Maur-des
Fossés s'avère toujours dynamique avec six programmes en cours
: au coeur du village, Profimob lance le "Diderot", entre 19 000 et
20 000 francs le mètre carré. Et SAB Construction propose cinq
maisons de ville de 100 à 130 mètres carrés entre 2,2 et
2,4 millions de francs.
Les bords de Marne constituent le second pôle d'attraction du département
avec un cadre bucolique et un air de province. Et pourtant, les prix ne dérapent
pas trop. Deux communes s'y disputent le premier rôle, Nogent et Joinville.
Nogent propose un bon échantillon de
programmes neufs dans une gamme de prix assez vaste, entre 18 000 et 23 000
francs le mètre carré comme le "domaine du Grand parc"(Coprim)
ou "les jardins de Chanzy"(Groue Habitat-GB). Au sud-ouest de Nogent,
Joinville joue aussi la séduction mais un seul programme neuf est en
cours de travaux: "les Canotiers"(Meunier) autour de 17 000 francs
le mètre carré. Un peu plus loin, la ville du Perreux offre une
bonne dizaine de programmes signés LNI,
Expansiel, Windsor, MDH... entre 17 000 et 21 000 francs le mètre carré.
Loin de toute verdure, certaines communes valent la peine de s'y intérésser
notamment de la part des investisseurs, cumulant des prix d'acquisition attrayants
et une forte demande locative. Maisons-Alfort, Alforville et Choisy-le-Roi affichent
des collectifs vendus entre 13 000 et 17 000 francs. Ivry poursuit sa mutation
à coup de zac. Quelques programmes neufs s'y commercialisent entre 14
500 et 16 500 francs le mètre carré.
GRANDE COURONNE: DYNAMISME ET PETITS PRIX
La grande couronne est à l'Ile de France ce que la province est à
Paris:
un habitat moins concentré, des maisons individuelles et des prix abordables
qui permettent d'acquérir plus grand. Raison de plus pour prospecter
ces quatre départements très variés que sont la Seine et
Marne, les Yvelines, l'Essonne et le Val d'Oise.
Seine et Marne:bonne tenue du marché
Depuis des années, la Seine et Marne était classée comme
le département le moins cher de l'Ile de France. Depuis l'an dernier,
c'est le Val d'Oise qui détient la lanterne rouge, les prix de la Seine
et Marne s'étant sérieusement raffermis mais restant très
attrayant:
13 150 francs le mètre carré en moyenne.
Les villes nouvelles de Marne-la-Vallée et Sénart dominent largement
le marché du département, concentrant à elles seules les
deux tiers de l'offre. Marne-la-Vallée se développe tant en habitation
qu'en immobilier d'entreprises. Ce qui permet à ses habitants de payer
moins d'impôts fonciers et aux investisseurs de trouver facilement des
locataires. Deux secteurs ont le vente en poupe: le val Maubuée avec
Bussy-Saint-Georges et le Val d'Europe autour de Disneyland Paris. Sur Bussy,
la construction bat son plein. Investor, Marignan, Expansiel, Meunier, CFH,
le groupe Arcade commercialisent des résidences entre
11 000 et 13 500 francs le mètre carré. Quelques maisons égrennent
la commune comme
"le Hameau du Clos Saint-Georges"(CFH) où de grandes superficies
de 176 à 201 mètres carrés se vendent entre 1 590 000 et
2 150 000 francs ou "les bocages de Bussy"(Marignan)
où les cinq pièces de 126 à 138 mètres carrés
sont proposés entre 1 480 000 et
1 690 000 francs. Le Val d'Europe est également en pleine expansion,
dopé par le parc de loisirs qui va encore s'étendre, le centre
commercial international, un centre d'affaires et la gare RER de Serris-Montévrain.
A Serris, plusieurs réalisations signées CFH et une résidence
et services(régisseur, chambre d'hôtes...) lancée par Meunier.
Sénart décolle lentemment malgré des prix ultracompétitifs
dans les communes de Savigny-le temple, Moissy-Cramoyel et Lieusaint où
les programmes neufs évoluent entre
10 500 et 12 000 francs le mètre carré et se limitent au million
de francs pour une maison
de 95 mètres carrés.
Hormis les villes nouvelles, ces communes beaucoup plus classiques comme Meaux
ou Fontainebleau construisent au compte-goutte.
Yvelines: la grande couronne chic et chère
Prolongement des arrondissements de l'Ouest parisien et des Hauts de Seine,
les Yvelines jouissent d'une bonne notoriété et de prix inférieurs
à ces deux secteurs. Dès lors les ventes s'intensifient et les
prix se raffermissent. Le trio des villes royales Versailles, Saint-Germain-en-Laye
et Rambouillet construit avec parcimonie mais dans un cadre exceptionnel. Et
même si les prix sont élevés, l'acquisition reste une valeur
sûe. A Versailles, plusieurs petites opérations: "la villa
Alexandre"(Cofrinvest), rive droite, entre 25 000 et 28 000 francs le mètre
carré et du même promoteur ,"les villas Saint-Michel",
de spacieuses maisons vendues entre 2 680 000 et 3 100 000 francs. Sur Saint-Germain,
une seule opération sur les coteaux du Bel Air effectuée par Phidias.
A Rambouillet, une seule réalisation faite par Ogic: "les Hauts
du Château", à 250 mètres de ce dernier, où
une quarantaine d'appartements se vendent entre 14 000 et 17 000 francs.
Les Yvelines, ce sont aussi les bords de Seine avec Carrières sur Seine,
Croissy, Triel où
s'érignet quelques maisons: à Triel, par exemple, "le domaine
des Fontenelles"(Financière Rive Gauche) propose de l'individuel
entre 1,3 et 2 millions de francs pour des surfaces de 115 à 157 mètres
carrés. D'autres communes telles Chelles, Houilles, Poissy lancent des
résidences entre 12 500 et 15 000 francs le mètre carré.
La ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines n'est pas en reste: sur Elancourt,
Guyancourt et Montigny-le-Bretonneux, les appartements neufs se négocient
entre 12 000 et 15 000 francs.
Essonne: des prix stables
Le marché de l'Essonne s'articule autour de plusieurs pôles: Massy-Palaiseau,
les vallées vertes, la vallée de l'Orge et la ville nouvelle d'Evry
et Corbeil-Essonnes.
A moins de vingt kilomètres de Paris, Massy profitant d'une bonne liaison
de transports en commun, continue son expansion: plusieurs programmes ginés
Capri, DCF ou Cofimmo
se commercialisent entre 10 500 et 13 500 francs le mètre carré.
Palaiseau se montre plus timide avec un seul programme, "le Clos des Ecrivains"(Pierre
Etoile) où les prix, du studio au cinq pièces, évoluent
entre 423 000 et 1 680 000 francs.
Les vallées de l'Yvette et de la Bièvre préservent jalousement
leur verdure et la construction s'y fait très rare. A noter toutefois
sur Igny, au coeur de la vallée de la Bièvre, deux réalisations
Sefricime où les appartements se vendent entre 15 500 et 17 500 francs
le mètre carré et les maisons entre 1,6 et 2,6 millions de francs.
Et sur Gif-sur-Yvette, "les Cottages"(Bouygues Immobilier) où
quelques luxueuses maisons sont proposées entre 3 et 4 millions de francs.
La vallée de l'Orge, moins luxuriante, se montre plus bâtisseuse:
Brétigny, Juvisy, Longpont, Morsang, Saint-Michel ou Savigny égrennent
des collectifs mis en vente entre 11 000 et
12 000 francs le mètre carré et des maisons à moins d'un
million de francs. La ville nouvelle d'Evry ralentit très nettement sa
croissance, faute de foncier et les rares réalisations ne dépasse
pas 11 500 francs le mètre carré. En revanche, Corbeil-Essonnes
reprend des couleurs: le collectif s'y vend entre 10 000 et 12 000 francs le
mètre carré et un programme de maisons, estampillé Windsor
se décroche entre 765 000 et 1 000 000 de francs.
Val d'Oise: en dents de scie
Un petit département où le marché est restreint mais
affiche de petits prix:
13 000 francs le mètre carré moyen et donc le prix le plus bas
de toute l'Ile de France, excepté sur Enghien d'où le neuf est
absent ou sur Montmorency où les prix atteignent tout juste
15 000 francs le mètre carré. Argenteuil, Ermont, Eaubonne, Pontoise
ou Sannois arrivent difficilement à 12 000 francs le mètre carré.
Seule la ville nouvelle de Cergy reste active, dopée par la population
étudiante et par le prolongement de la ligne RER vers Pontoise et Saint-Ouen-l'Aumône.
Sur cette dernière commune, Expansiel et Les beaux Sites proposent des
appartements entre 10 500 et 12 000 francs le mètre carré alors
qu'à Cergy, près du golf de Courdimanche, les Nouveaux Constructeurs
commercialisent des petites surfaces entre entre 310 000 et 700 000 francs.
Un bon placement pour les investisseurs qui peuvent jouer à fond l'amortissement
Besson.
Laure Granger
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